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Juste m'échapper.

Juste m'échapper.

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16 octobre 2014.

16 octobre 2014.

16 octobre 2014.

" Il était là. Gisant par terre, couvert d'un liquide rougeâtre. J'en concluais que c'était du sang...

On courait dans la forêt, comme deux amoureux voulant s'échapper. On courait vers la liberté, zigzaguant entre les arbres et puis ce bruit assourdissant m'est monté aux oreilles. Je me suis plaquée au sol, les mains sur la tête pour me protéger et puis j'entendis un deuxième bruit. Un cri strident que j'aurais reconnu entre mille. C'était lui.
Je me relevai en un rien de temps, regardai partout d'un air affolé, le voyant cloué au sol, je courus vers lui criant son nom et priant pour qu'il soit toujours en vie.

Arrivée à sa hauteur, j'entendis son dernier souffle et il utilisa ses dernières forces pour me dire un dernier " je t'aime". J'hurlais de douleur, de colère envers la personne qui avait tiré cette balle. J'hurlais car on venait de m'enlever mon bien-aimé. J'hurlais car j'avais mal. Une douleur qu'on ne peut pas imaginer avant de l'avoir vécue...

Je le pris dans mes bras pour le blottir une dernière fois tout contre moi. Les larmes coulaient sur mes joues et j'entendis des pas se rapprocher. J'ouvris légèrement les yeux. Il y avait un homme. Plutôt grand, des cheveux noirs très courts, un regard à vous glacer le sang et... Un fusil à la main. Il me regarda d'un air malicieux.

« Alors comme ça c'est vous? Vous qui m'avez enlevé celui qui me fait vibrer, qui me fait vivre, qui me fait exister. Vous qui m'avez enlevé ma raison de vivre! Pourquoi avoir fait cela? Quel été votre but?
Et pourquoi me regardez-vous de cette manière? Qu'allez-vous me faire? Je vous en supplie, tuez-moi, que je ne vive pas une seconde de plus cet enfer. Tirez-moi cette putain de balle entre les deux yeux. Pourquoi avez-vous l'air heureux? Cela vous fait plaisir de voir un homme gisant, MON homme mourant dans mes bras? Cela vous fait plaisir de me voir souffrir à ce point là? Que vous ai-je fait? Tirez-moi dessus car si vous ne le faites pas, je le ferais moi-même; je ne peux point vivre sans lui. Tuez-moi bordel! »

L'homme me regarda d'un air surpris et ensuite, dans un rire démoniaque, me tira une balle entre les deux yeux.

On courait dans la forêt, comme deux amoureux voulant s'échapper. Mais seule la mort est venue nous chercher..."