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Juste m'échapper.

Juste m'échapper.

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Texte du 10juillet 2014.

Texte du 10juillet 2014.

Texte du 10juillet 2014.

« Ma respiration s’accélère, mon rythme cardiaque suit la cadence, je crois que mon cœur va lâcher sous la pression. Je tremble, plus qu’une feuille lors d’une tempête en automne.

Ça y est, c’est reparti, une nouvelle crise, ça faisait longtemps tiens…

Il m’angoisse, il veut tout abandonner, m’abandonner, nous abandonner mais il n’a pas le droit.

Il va mourir et il le sait mais à quoi servirait d’avancer son heure ? Si ce n’est que je puisse moins profiter de lui.

Mais je l’aime, peu importe si ses mots sont blessants, peu importe la haine qui s’empare de lui un peu plus de jour en jour, peu importe si il finit par me détester plus que m’aimer. Peu importe tout ça, je l’aime.

Les larmes coulent sur mon visage crispé par la douleur. Pourquoi la vie a-t-elle décidé de me prendre l’élu de mon cœur ? Pourquoi avoir décidé de condamner celui qui me rend heureuse ? Est-ce vraiment à lui qu’elle en veut ? Ou est-ce plutôt à moi ?

Ecoute-moi bien, Madame la Vie, aussi garce tu es, si c’est à moi que tu veux t’en prendre, si c’est de moi que tu veux faire ton souffre-douleur, ne prends pas sa vie, fais-moi plutôt mourir en d’atroce souffrance. Je sais que je le mériterais.

Je n’arrive pas à me calmer, une crise sans fin. Mon cerveau doit être en train de dire à mon cœur « vas-y, bats à fond, lâche, fais la mourir » car il ne supporte plus se sentir impuissant face à la douleur de celui qui occupe ses pensées.

Mes pensées divaguent, je vais perdre connaissance si ça continue.

Comment me calmer ? J’ai ma petite idée.
Oh mais non, je ne peux pas. Je ne peux pas prendre ce petit bout de métal. Mais j’en ai tellement envie.

« Non, tu es plus forte que ça » me répète ma bonne conscience, « vas-y, fais-le » s’empresse de répondre mon envie de me soulager.

Mon cœur se calme, mon cerveau émet un signe à mes doigts, les laissant ainsi écrire la seule phrase qui ait encore peut être un peu de sens pour lui, « Je t’aime ». »