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Juste m'échapper.

Juste m'échapper.

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Texte du 15 septembre 2014.

Texte du 15 septembre 2014.

Texte du 15 septembre 2014.

"Je voulais écrire. Je voulais écrire de grands textes, de beaux romans, faire partie de ceux qui construisent la littérature tels que Stephen King, Amélie Nothomb ou plus anciennement, Victor Hugo, Émile Zola et bien d'autres.

Je voulais écrire. Faire pleurer les gens par mes écrits. Oui ça peut paraitre sadique mais je voulais bouleverser, faire mal, transmettre mon vécu en eux. Je voulais écrire quelque chose de bien, pas de la basse qualité.

Ce qui m'en a empêché? Le manque de confiance en moi. J'écrivais, j'effaçais, je recommençais pour toujours effacer. Je ne voyais aucune émotion, aucune valeur dans mes écrits. Ceux-ci restaient fades.

Je voulais écrire mais je ne savais plus comment faire.
C'est comme-ci tout ce que l'on m'avait appris s'était envolé. Tout ce que je m'étais appris à moi même. J'avais sois-disant un talent. Si jamais un jour, j'en ai vraiment eu un alors il s'est étiolé.
Mes maux étaient toujours présents mais plus moyen de les retranscrire en de jolis mots.

J'étais devenue une plume banale, désespérément à la recherche de son talent, à la recherche d'un soutien, d'une admiration.
Alors j'ai pris mon stylo et je vous écris ces quelques mots. Ils sont toujours aussi fades et ne feront pas partie des beaux textes emplis d'émotion.

Je vous écris ces quelques mots pour retrouver le sois-disant talent que j'avais. Je vous écris ces quelques mots parce que je voulais écrire.
Juste aligner des mots dans des phrases, des phrases dans des paragraphes, des paragraphes dans un texte. C'est pas si compliqué.
Et pourtant moi j'y arrive pas. Enfin si j'y arrive mais le résultat final reste pour le moins, moyen.

Même moi en écrivant je ne ressens plus d'émotion. Est-ce devenu une habitude pour moi de remettre mon passé, mon présent, mes espérances et mes peurs de mon futur sur papier au point de ne plus me libérer?
Est-ce devenu cette petite routine ennuyeuse que l'on se sent obligé de faire?

La confiance que j'avais placée en mes œuvres, si je peux les nommer ainsi, s'est effritée au manque de soutien que j'attendais.
Oh certes, j'ai eu de beaux messages, de très beaux même, m'assurant que j'avais du talent. Mais ils n'étaient pas convaincants. Pas du tout même. Du moins, pas comme ceux que j'ai pu recevoir auparavant. Plus de motivation assez sincère à mes yeux pour me pousser à sortir du plus profond de mon être quelque chose de beau, de magnifique, d'unique.

Je voulais écrire, alors voici où j'en suis. Il est passé deux heure du matin, j'ai dépassé les quatre-cent mots et je ne suis toujours pas satisfaite de moi. Avant je me satisfaisais de bien peu... Et me voilà maintenant, une éternelle insatisfaite.

Je ne sais même pas comment terminer ce texte. Aujourd'hui je vous le dis, en pleine nuit j'ai perdu le fait de savoir écrire.
En fait il n'y a pas vraiment un fait de savoir écrire ou pas. Mais il faut écrire avec le cœur et c'est ça que je n'arrive plus.
Mon cœur a trop souffert, mon cœur a peur. Il a peur de vous décevoir, il a peur des critiques alors il s'est renfermé sur lui même ne me laissant plus l'exploiter pour écrire.

Il est devenu peureux, il s'est caché faisant de moi une plume banale. Une plume banale qu'est ce que c'est? C'est une plume qui, de premier aspect, plaira à tout le monde parce que c'est joli, c'est mignon. Mais une plume banale n'est pas une plume qui bouleverse, qui vous retourne les tripes par le biais de ses mots, de ses maux.

Moi je ne voulais pas d'une plume banale. Non je voulais une plume différente, unique qu'on reconnaitrait entre milles. Le genre de plume que j'ai apparemment eue un jour mais qui s'est envolée.
Alors me voilà à écrire. Je ne m'arrête plus. Parce que je ne sais pas comment m'arrêter. C'est comme si j'avais eu une amnésie et qu'elle avait emporté mes souvenirs, mes sentiments, mon bonheur d'écrire.

J'arrive bientôt aux sept-cent mots et je me dis que personne ne viendra lire jusqu'ici. Du moins, moi je me serais arrêtée à la première ligne car cet écrit est bien loin d'être enivrant.

Voilà, je vais finir ce texte que j'ai écrit pour vous exprimer que je ne sais plus comment écrire. N'est-ce pas une bien étrange situation?

Je ne sais plus écrire mais j'écris quand même. "