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Juste m'échapper.

Juste m'échapper.

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Texte du 5 janvier 2015.

Texte du 5 janvier 2015.

Texte du 5 janvier 2015.

Les heures défilaient tandis que ses yeux restaient figés dans le noir.

Une heure. Deux heures. Trois heures. Quatre heures. Elle les avait toutes vues.

Plus moyen de dormir. La solitude était insurmontable, le noir lui faisait peur, le froid lui ankylosait chaque membre un à un.

Le bonheur avait pris son cœur pendant quelques temps puis l'avait laissé seul. La douleur avait directement repris son empire.

Donc elle était là, sous un million de couettes espérant combler le froid mais rien ne changerait ça. Ce qui lui fallait, c'était les bras de son amour, leur corps chaud l'un contre l'autre. Le regarder s'endormir, sentir son souffle dans son cou, se sentir protégée, aimée...

C'est douloureux d'être heureux. Enfin, ce qui est vraiment douloureux avec le bonheur c'est quand on nous l'arrache d'un coup fugace, d'un sifflement de train...

Le train. Elle le voyait de deux façons. D'un côté il signifiait retrouvailles, de l'autre séparation.

Ces adieux sur le quai numéro 3, derniers bisous, derniers câlins, premières larmes d'une suite sans fin..

Ces images défilaient autant que les heures. Les larmes s'étaient remises à couler et semblaient geler par ce froid sanglant.

Son téléphone indiquait cinq heure à présent. Elle sanglotait, un t-shirt avec l'odeur de son amour dans les bras.

Pourquoi son absence était-elle si dure? Pourquoi sentait-elle le besoin de le voir tout le temps?

Une heure plus tard, son réveil sonna. Elle sécha ses larmes, afficha un faux sourire et décompta les jours avant de le revoir.

J-5.