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Juste m'échapper.

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Texte du 17 avril 2015 (écrit avec un ami).

Texte du 17 avril 2015 (écrit avec un ami).

Texte du 17 avril 2015 (écrit avec un ami).

" Cher Journal,
Cette page est la dernière, que je noircirai. Je m'en vais de ce corps, trop fragile, de cette main trop frêle, pour découvrir un autre monde. J'ai peur, c'est vrai. Je pars en voyage, mais je ne sais pas la destination. Journal, tu vas me manquer mais il est temps pour moi de laisser cette petite habitude enfantine de t'écrire.
Je dois arrêter de m'enfermer dans mes souffrances en les écrivant sans cesse, elles m'inondent et je me noie dans les larmes.

Je dois te quitter cher journal, pour mon bien. Pour trouver le prochain livre de ma vie, un livre heureux.
Je caresserai de nouvelles pages avec des maux plus doux, moins violents. Je lui confierai encore mes secrets, si j'en ai. Je ne serai plus prisonnière de ce corps que je déteste tant. Tu as été mon confident, mais ton étreinte a été trop étouffante pour moi. Je pars et je ne reviendrai pas.

Cher journal, je m'envole. Tu n'auras plus d'auteur sous peu qu'une autre personne te retrouve auprès de ce grand chêne.
Je ne doute pas que tes pages sècheront les larmes, éteindront les peines, souffleront la douleur d'une autre âme brisée.

Je prends mon envol mais sache que je ne t'oublie pas, mon seul ami.
Mon seul ami, c'est peut être ça le problème. Mes monologues restent sans réponse quand j'ai besoin de solutions à mes questions. Tes pages restent fades quand mes épaules ont besoin d'être protégés par des bras étrangers.

Ce sont des longs monologues, des mots qui resteront là, et moi je suis lasse. Je n'ai pas joué, non je me suis livré. Je pars, mais je ne peux pas t'oublier. Tu as été un fidèle compagnon de route, seulement je change ma direction.
Je prends le chemin du ciel, les nuages m'ont toujours attirée. La forêt m'a assombrie, l'ombre des arbres m'a détruite. Le soleil m'éclaircira et quand j'arriverais dans ces douces brumes, je vivrais.

J'entendrai la voix des âmes parties avant moi. Il me faut mourir pour vivre. Je verserai quelques larmes à mon départ. Je soupire vois-tu, parce que je repense au temps qui vient de s'écouler. Je ne veux plus être son esclave. Je pars.

Le mal ne dominera plus mon existence car je lui donnerai plus d'importance. Adieu mes souffrances, je ne vous écrirai plus. Plus jamais.
Adieu mon journal, mon ami.

Je quitte cette vie, pour en retrouver une autre. Je casse mes chaînes, mais je vous aime. Adieu."