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Juste m'échapper.

Juste m'échapper.

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Texte du 8 mars ( écrit avec une amie).

Texte du 8 mars ( écrit avec une amie).

Texte du 8 mars ( écrit avec une amie).

Tu monopolises mes pensées pendant que ce solo de guitare rythme les battements de mon frêle organe. Par la fenêtre, le paysage défile tel un décor. La pluie laisse place au soleil, mais mon cœur gèle encore. Ce dernier s’affaiblit un peu plus chaque jour, à chaque pensée à ton égard, à chaque sourire à ta personne, à chaque larme versée par ta faute.

Je suis funambule. Je marche sur un fil. Un pas de travers, un moment d'inattention, et je tombe. Non pas dans le vide mais dans l'oubli.
Ce fil qui chaque jour rétrécit et menace de lâcher ma vie. Ce fil dont tu es maître de ses envies. Je n'en vois pas le bout, dans quelques instants, je lâcherai tout.

Je suis funambule et ma bulle, ne tardera pas à éclater. Je t'attendais. Et tu n'es pas venu, mais où es-tu? Dis-le moi s'il te plaît, je n'ai plus la force de te chercher. Simplement besoin de remonter le temps, trafiquer les aiguilles et te retrouver. Comme avant. Sans crainte, et sans doute. J'ai besoin de te revoir, face à moi. Le sourire aux lèvres mais les larmes aux yeux. D'entendre ta voix me suppliant de rester auprès de toi, de ne pas t'abandonner. De sentir ta présence lorsque tu t'approches, et cette sensation de manque lorsque tu pars.

Je donnerai tout pour que nos rôles s'inversent. Toi sur ce stupide fil et moi sur la terre ferme, te regardant, espérant que tu dégringoles. J'en suis venue à te détester autant que je t'aimais. C'est dingue non? Je crie ton nom depuis des heures, je vois ton visage dans les nuages. Il est rempli de bonheur. Tu souris face à ma souffrance. Tu ris face à ma décadence.
Et je rêve de ruiner ta vie comme tu as ruiné la mienne. Tu m'as traitée comme une chienne. Et maintenant, je me retrouve sur ce putain d'fil, espérant un jour que tu t'y retrouves. Je serai là, à te regarder tomber. Je serai là, face à toi, à rire comme jamais.

Je me nourrirai de ta souffrance comme tu t'es nourri de la mienne. Je te regarderai dépérir afin d'acquérir un de mes plus beaux sourires, celui de la vengeance. Je serai impassible devant tes yeux embués de larmes. Et j'attendrai qu'une chose, que tu perdes le peu d'équilibre qu'il te reste. Que tu tombes. Que tu te brises en tant de morceaux qu'il me serait impossible d'en faire l'inventaire. Suite à ça, j'espère que tu passeras tes nuits à penser, et que le peu de sommeil dont tu bénéficieras sera entièrement dédié à d'atroces cauchemars.

Et quand ta boite crânienne aura explosé sur le sol, je prendrai mon envol. Je virevolterai entre les nuages, admirant la décomposition de ton visage. Et quand les vers viendront te bouffer, je regarderai avec attention le festin de ces lombrics. Je jouirai de ton expiration comme tu as joui de ma souffrance. Ce jour arrivera. Oh oui, n'en doute pas, je serai là, le sourire aux lèvres. Je suis impatiente de te revoir, mon très cher amour, et de te voir mourir.