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Juste m'échapper.

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Préambule ~ Mon amour talentueux.

Préambule ~ Mon amour talentueux.

Préambule ~ Mon amour talentueux.
Aujourd'hui, je vous propose un article un peu particulier parce que c'est un texte qui ne vient pas de moi car il vient de mon amour, ma muse, mon idole : Gaëtan. C'est donc le préambule d'un nouveau projet qui j'espère va aller loin.

Je vous laisse lire.

"Hommes, femmes, vieillards et enfants marchaient, titubaient en découvrant le nouveau monde. 7 saisons avaient passé, mais l'air était encore imprégné de cendres. Un épais brouillard recouvrait ce qu'il restait de la ville, mais l'on devinait le soleil comme lorsque qu'on regardait, jadis, le ciel de ses paupières fermées. Il était haut, l'après-midi était entamé depuis plusieurs heures. Le sol était jonché de blocs de béton, la plupart transpercés de barres en fonte. Beaucoup d'abris étaient tombés, et sous l'épaisse couche de poussière, Asena savait que de nombreuses âmes fouillaient sans doute un passage pour parvenir au Paradis que les prêcheurs avaient promis.

Cela faisait maintenant 17 jours que les sirènes avaient confié leurs hurlements aux sourds, et après maintes réunions et crises de panique, les survivants de l'ancien Palais Rouge avaient décidé d'ouvrir le sas, plus poussés par la famine et le manque d'oxygène que par la curiosité. Les yeux d'Asena durent s'habituer à la luminosité ambiante qui, bien que relative, offrait aux survivants une vision d'horreur.
Tout n'était que ruines. L'air était saturé de poussière, d'un goût acre et de cendres.. tellement de cendres. L'idée qu'un partie des cendres était sans doute organique révulsa la jeune fille, et une pression implacable tordit son estomac, ce qui la poussa à s’agenouiller, pliée en deux, les deux mains enfouies sous cinq bon centimètres de débris calcinés. Elle vomit le contenu de son petit-déjeuner, deux barres vitaminées et quelques céréales, en une mêlée pâteuse et consistante.

S'essuyant la bouche d'un revers de la main gauche, elle posa l'autre main sur un genou et s'employa à rassembler ses forces pour se hisser sur ses jambes. Contrairement à son idée, ce fût facile. Redressée et les jambes tremblantes, elle observa son environnement proche. Certains pleuraient en serrant leurs compagnons de fortune, d'autres étaient pliés et abandonnaient également leur précédent repas, alors que l'immense majorité, subjuguée, laissait planer son regard sur les vestiges de Larmano, anciennement capitale du monde, désormais tombeau de tous.

Asena, surprise par sa propre volonté, gravit un monticule de béton et observa les survivants en contre-bas. "167", c'était le nombre inscrit sur le registre tenu par la sécurité. Et ils n'étaient plus que "24". 7 longues saisons avaient décimées les survivants. Elle sursauta quand elle se rappela la 5ème, celle où 122 avaient été "sacrifiés" pour garantir une quantité suffisante d'oxygène pour les autres. la dernière vingtaine s'était suicidée ou bien s'était laissé mourir, laissant le peu d'oxygène à son voisin pour la prochaine lune.

Et le sas blindé ne s'était pas ouvert sur une foule en délire entourée de militaires et de personnel soignant, non, mais par le silence. Le silence pesant de la solitude dans une ville autrefois pleine de vie et d'espoir.

L'espoir.

L'espoir s'était accordé à partir avec ceux qui se sacrifiaient. Et Asena ne pouvait pas lui en vouloir. Mais l'espoir naît du rire d'un enfant et il en restait 3. Deux, si on ne la comptait pas.

Elle soupira longuement, presque un râle offert dans cet environnement crasseux, se reprit, et ordonna à ses jambes de marcher vers un endroit qui ne serait pas tapissé de cadavres calcinés. "

Alors qu'en pensez-vous? Avez-vous envie d'une suite?

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~ Juste m'échapper.

PS: Mes examens commencent dans une semaine, je fais ce que je peux pour passer sur vos blogs mais en général quand j'ai du temps libre, je dors x)